Il y a quelques semaines, les chiffres de la fréquentation touristique ont été livrés : avec environ 89 millions de visiteurs étrangers pesant pas moins plus de 24 milliards d’euros de dépenses, c’est un nouveau record pour la France. Désormais, l’objectif du Gouvernement est d’atteindre la barre des 100 millions de touristes ! C’est dans ce contexte que s’est tenue fin avril, une réunion des destinations françaises labellisées  « Vignobles et découvertes », au cours de laquelle il a été décidé de créer une fédération nationale, qui doit permettre de concevoir et déployer des actions de communication des destinations viticoles notamment à l’international.

Cette volonté traduit bien les enjeux de l’œnotourisme au sein du monde viticole. Selon les derniers chiffres disponibles (2016), 10 millions de visiteurs  sont venus découvrir quelque 10 000 domaines dans les vignobles français contre 7,5 millions en 2009, représentant 5,2 milliards d’euros de dépenses. Si les Français restent encore majoritaires (5,8 millions), l’essor des touristes étrangers est plus forte, de l’ordre de 5% par an (40% depuis 2009) contre 3% pour les Français ! Quant au Top 5 des vignobles les plus visités, sans grande surprise, on retrouve Bordeaux en tête de classement, suivi par la Champagne et l’Alsace, puis Bourgogne et Val de Loire (source « Atout France »).

Le succès de l’oenotourisme s’explique assez facilement par plusieurs facteurs : envie de découverte des terroirs, besoin de rencontrer sur leurs terres ceux qui élaborent les vins, intérêt vis-à-vis des modes de fabrication, envie de proximité humaine, demande de tourisme culturel…

Aujourd’hui, il ne s’agit donc plus d’accueillir ses « congénères » mais bien des amateurs de vin ayant une autre culture, utilisant une autre langue et exprimant d’autres envies ! Globalement, le « tourisme à la papa » qui consistait à proposer une « visite du domaine + dégustation » ne suffit plus à attirer. Désormais, c’est bien la qualité de l’expérience au cœur de laquelle le visiteur sera plongé qui fera la différence. L’objectif pour une marque étant bien entendu de transformer ce visiteur d’un jour en client, si possible fidèle !

Face aux défis de l’œnotourisme, les domaines viticoles doivent s’inscrire dans une logique de services et mieux connaître les attentes de leurs « prospects ». C’est plus ni plus ni moins qu’une diversification et un appui de l’activité commerciale.

Ce texte est extrait de l’article que j’ai récemment rédigé pour le site Vignovin et il peut être lu ici : https://www.vignovin.com/france/portail/actualites/l-oenotourisme-une-activite-qui-doit-se-professionnaliser

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